CARTULAIRE DE SAINT-AMOUR


Donation faite à l'Eglise de Mâcon par le Comte Albéric, l'an 930. Tirée du Cartulaire de ladite Eglise.

Omnia quae processu temporis solida debent persistere apicum characteribus oportet adnotare ut valeant in convulsa per diuturna tempora subsistere. Hujus rei gratiâ notum habeatur omnibus huic deciduo cosmo degentibus, quia dum resideret Domnus Berno Episcopus secus Basilicam almae Mariae Virginis Genitricis rerum auctoris, expetiit ab eo Domnus Albericus Comes illustris aliquid ex rebus Martyris sacro Sancti Vincentii Matisconensis, fiscum videlicet unum in pago Lugdunensi conjacentem, Ecclesiam Sanctorum Amoris & Viatoris, & quiquid in Vinciaco villa cernebatur habere, ministeriumve praepositurae dignitatis, quaecunque ibidem subjea sunt, & cum capellis imbi adjacentibus inquisitis & inquirendis, universa sibi conferri sub integritate oppido postulavit. At Domnus Berno praetaxatus Pontifex annuens precibus praelibati Comitis contulit illi Ecclesiam geminorum Sanctorum Amoris & Viatoris, cum omnibus appendiciis, sicut superius inserra sunt, ut ipse & Leutaldus Comes atque Humbertus filii praememorati Alberici, temporibus vitae illorum, ipsas res suis aptare usibus firmiter sine ullius controversia valerent. Et ut liberius hoc tenere quiverent sine contagione peccati, quia sancta erant ista, & in eleemosynâ Sancto Vicentio fuerant collata, donaverunt Sancto Vincentio in pago Masticonensi capellam unam in honore beati Bartholomaei Apostoli dicatam, & in villâ Fabricas sitam, & quicquid in ipsâ villâ visi erant habere, cum cunctis rebus ibi adhaerentibus, ut ab hinc & deiceps sine ulla contradictione Sanctus Vicentius & rectores ejus teneant & possideant. Et in pago Scodingense villam unam Salvaniacum nuncupatam cum Ecclesiâ quae est in Aponiaco, in honore Sancti


Commentaires de Robert Faverge. Comme on le voit dans cette donation des fils Leutalde et Humbert d'Alberic Comte de Salins à l'Eglise Saint Vincent de Mâcon, l'Eglise de Saint Amour était proche de la Villa Vincia, nom latin de Vaucenans. Nulle part, elle s'appelait Vincelles-la-Jolie comme certains ont voulu le faire croire à leurs successeurs notamment les Gaillard au mouton (famille annoblie par la suite en Gaillard de Lavernée et Gaillard de Dananche). En Histoire, il faut respecter les textes et ne pas colporter les rumeurs (Thomas Gaillard de Sallanche leur ancêtre était pourtant un colporteur de Savoye !)


Chartre, par laquelle Guillaume, Humbert et André de Saint Amour, engagent la Seigneurie de Saint Amour à Jean, Comte de Bourgogne, l'an 1266. Tirée des Archives de la Maison de Châlon.

Je Guillaume, Sire de Saint Amour et nous Humbers et André sui freres et Je Marguerite, femme doudit Guillaume, façons savoir à tous ces qui verront & orront ces présentes lettres, que nous en la main du noble Baron Jehan, Comte de Bourgoingne, et Signour de Salins, avons mis en gaige & baillie en nom de gaigiere, notre Ville de Saint Amour & les apendices, lefquelx chouses sont de son fiez, pour cent livres de bons estevenans, lesquelx nous avons heu & recehu dudit Comte, en bons deniers nombrés, pour nos besoignes despagier & faire, & lesquelx nous confesons être tournés en nostre profit, & est à sçavoir que nous voulons que ledit Sire ait & tiengne nostre dite Ville & les apendises que sont de son fiez, & toutes les rentes & les issues dsedits leus, tant que nous li aions payé entierement lesdites cent livres, sans les loz & les ventes & les langues & le marchie & le fort de ladite Ville que reçu en havons, & nous ledit frere, & je Marguerite, femme audit Guillaume, avons abrenoncie en cest fait, de certaine science & de notre propre vélonté, & par nostre soirement corporel donné sus sains Evangiles, à la exception de pécune non mie nombrée, & non mie reçuë, & à toute aide de droit écrit & non écrit & de Costume qui nous porroit aidier, à venir en contre cest fait, & audit Comte nuire; & promettons audit Comte par notre soirement, garantir ladite Ville & ladite gaigiere en droit contre toutes gens. En tesmoignaige de ceste chose nous havons prié & requis honoré homme & sage Maitre Guillaume de Saint Amour, & Monsi Etienes, Curé de Saint Amour, qu'ilz mettront lours seels en ces presentes lettres. Ce fut fait l'an de la Incarnation Nostre Signour, qui corroit per mil & dous cent & sexante six, ou mois de Juillet.


Commentaires de Robert Faverge. Comme on le voit dans cette charte, Saint Amour possédait déjà un marché célèbre et un fort ou tout au moins des fortifications et l'Eglise des appendices. Guillaume de Saint Amour (1202-1272) et Etienne, Curé de Saint Amour, ont déposé leurs sceaux pour garantir l'Acte. Dans les copies du testament de Guillaume de Saint Amour, on parle aussi d'Etienne comme chapelain de l'Eglise. Marguerite, la femme de Guillaume (sans doute de Laubespin), avait fait serment sur les Saints Evangiles (soirement en Français du Moyen Age).


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