LA FORET DE COLONOSAY


 

Colonosay est un lieu très ancien et son nom remonterait au temps des Gaulois. Colonosay vient en effet de << Colonia Sequanorum  >> la Colonie des Séquanes. Ce peuple celte utilisait largement les forêts pour construire des cabanes et se chauffer. Installés près de la source du Suran, ils pouvaient bénéficier d'un bois de qualité à proximité.

Cette forêt a appartenu par la suite aux Seigneurs de Chevreaux. Dame Claude Marguerite de Saint Mauris, veuve de feu Messire Jacques de Vienne, vivant Chevalier Seigneur et Comte de Ruffey, Marquis d'Antigny et haut et puissant Seigneur Messire Claude Damas Chevalier Marquis du Breuil et d'Antigny, Comte de Ruffey, Baron de Chevreault, firent tenir un livre de compte d'exploitation.

Elle a permis aux habitants de Graveleuse et à nos ancêtres, fermiers de l'Ordre de Malte, de vivre dans une région sauvage. Ils étaient en effet sabotiers.

La maison forestière de Colonosay. Construite au 17ème siècle par Judith de Vienne, Comtesse de Cormarin, pour le régisseur de la forêt qui l'occupa jusqu'à la révolution de 1789, elle fut agrandie en 1840 par l'intendant des Seigneurs de Chevreaux, Timothée Clerc, en même temps qu'il construisait l'église de La Marre ainsi que son caveau dans la forêt.

La maison fut remise en état en 1965 par Georges Révillon (crépi extérieur et intérieur en ciment) ainsi que la ferme attenante, en partie détruite avant la Révolution.

On doit à Timothée Clerc, intendant des Seigneurs de Chevreaux, en 1840, l'inscription latine qui figure à l'arrière de la maison:

<< Fraximus in silvis pulcherrima, pinus in hortis, Populus in fluviis, abies in montibus altis

(VIRGILE,Bucoliques. VII. 65 66)

Sponte sua quae se tollunt in luminis oras.

Infecunda quidam sed laetia et fortia surgunt

Quippe solo natura subest

(VIRGILE, Georgiques II 47-48-49) >>

Traduction

<< Le frène est le plus bel arbre des bois; le pin celui des jardins, le peuplier celui des bords de l'eau, le sapin celui des hautes montagnes.

Les essences qui parviennent spontanément jusqu'à la lumière, sont chétives d'abord, mais s'élèvent joyeuses et puissantes, car leur force naturelle est cachée dans le sol. >>

Une ancienne borne frontière dans la forêt de Colonosay


DOCUMENTATION

 On pourra se reporter à l'excellent livre: << Les forêts de la Gaule>> d'Alfred Maury (1867) et notamment aux pages 240 à 243 qui concernent la Franche-Comté.

 


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