ÉMANCIPATION D’UN JEUNE A COUSANCE EN 1740

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Autrefois, on a imaginé un système permettant à un Jeune de s'affranchir de la puissance paternelle. Un acte notarié était rédigé. Ce fut le cas à Cousance en1740:

<< L’an mil sept cent quarante, le vingt trois février après midy à Cousance, maison de résidence de François La Rippe, tailleur d’habit audit lieu, par devant moy Antoine Guichard, Notaire royal résidant audit lieu soussigné, est comparu  Claude La Rippe, aussi tailleur d’habit , résidant audit Cousance, lequel estant à genoux, les mains jointes et la teste nue, au devant et aux pieds dudit François La Rippe son père, l’aurait prié de vouloir l’émanciper et mettre hors de sa puissance et autorité paternelle, pour qu’il puisse dans la suite régir et gouverner ses affaires sans avoir besoin de son autorité, même tester et disposer, comm’il pourra convenir et comme fils dûment émancipé. A quoi, ledit François La Rippe, inclinant favorablement aurait ouvert les mains de son fils et lui aurait couvert la teste de son chapeau, et voyant les notaire et témoins cy après, a relevé et émancipé son fils et mis hors de sa puissance, luy donnant tout pouvoir de régir et gouverner ses affaires, négocier et faire tout ce qu’il trouvera convenable en homme libre, soit à son profit ou autrement , sans entendre participer aux acquisitions que son fils pourrait faire même dans sa communion; au contraire déclare et confesse ledit François La Rippe qu’il n’entend rien prétendre dans les meubles et effets qui sont actuellement chez lui attendu qu’ils ont été apportés dans la communion par Thérèse Roch sa belle fille, à la réseve d’une garde robe, d’un lit, de rideaux de Bergame et de quelqu’autres petits effets provenent des épargnes de son fils qui peuvent revenir à trente livres, voulant que la présente vaille comme si elle avait esté faite judiciellement, de tout quoi luy La Rippe fils a requis à moy notaire que je luy ai octroyé pour luy servir et valoir ainsi que de raison fait, lu et passé, présents les Sieurs françois joseph Fleury, fermier de Chevreaux, et le Sieur jean baptiste Moysin, chirurgien audit lieu, à Cousance, témoins requis et soussignés avec les parties >>

Saint-Amour, Avril 1996

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