ERREURS RELEVEES SUR SAINT-AMOUR

 


 

  1. Monsieur de Dananche, qui a écrit une notice de sa ville natale, avançait que Saint-Amour ait une fois porté le nom de Vincenne-la-Jolie. Nous pensons, avec Désiré Monnier, qu'il est bien possible que Saint-Amour se soit appelé Vincenne autrefois (en fait Vaucenans, son berceau) mais le qualificatif de Jolie paraît récent et usurpé. Se reporter à l'Annuaire du Jura 1840 page 129.
  2. La prison de ville a longtemps porté une plaque mentionnant que c'était l'ancien Hôtel de Ville ce qui est faux. Le terrain de la prison a été fourni par le Comte de Saint-Amour.
  3. Sur le chemin de Saint-Jean d'Etreux à Ecuiria se trouve un panneau indiquant une voie romaine. En fait, la vraie Voie Romaine de Lons à Coligny passe au-dessous du cimetière et ce chemin n'est autre qu'un chemin gaulois , certes empierré, mais qui n'a rien d'une Voie Romaine.
  4. Dans l'ouvrage de Corneille Saint-Marc, on lit que Guy Colombet était le fils de Pierre Colombet . C'est absolument faux. Son père était Jean Colombet, Notaire Royal, Châtelain des Terres de Monseigneur le Prince d'Orange, époux de Jeanne de Branges. Il a bien eu un frère qui s'appelait Nicolas, mais qui était son frère cadet, étudiant en Sorbonne en 1671 (cf Acte de Mtre J Coste le père 4E9713 ADJ du 15/02/1671). Nicolas Colombet dont parle Corneille Saint-Marc, né le 02 Mars 1623 était le fils de Claudine Bunod et non de Jeanne de Branges ! Il y a donc confusion des pères, des frères, des parrains, des marraines et aussi des dates !
  5. Dans l'ouvrage de Corneille Saint-Marc, on lit à la page 320 que Guillaume de Saint-Amour aurait fait ses premières études sous la direction des religieux de Saint-Augustin. C'est absolument faux. Maurice Perrod a montré que le Couvent des Grands Augustins n'existait pas à cette époque et nous avons apporté une preuve supplémentaire tirée du livre des Dépenses qui montre que la Fondation dudit Couvent remonterait à l'année 1438 sous le Pape Eugène, sans doute comme le suggère le Rôle pour Saint-Amour du temps des Seigneurs de Damas. Plus vraisemblablement, Guillaume aura fait ses premières études avec le clergé local puis les aura poursuivies à Saint-Vincent de Mâcon.
  6. Dans l'ouvrage de Corneille Saint-Marc, on lit à la page 193 que le Père Louis est le seul capucin dont le nom soit arrivé jusqu'à nous. C'est faux ! lisons les registres d'état civil de Domsure, de Joudes, on trouvera le nom de frères capucins de Saint-Amour. Certains desservaient même régulièrement la Chapelle du Souget à Beaupont. Ils étaient invités régulièrement par les Augustins comme le montre leur livre des dépenses aux Archives.
  7. Dans l'ouvrage de Corneille Saint-Marc, on lit à la page 239 Noble Jean-Louis (sic). Il faut lire Jehan LOUYS par confusion entre Nom et Prénom ! Il s'agit des Louys, Seigneurs de Cornier, puis de la Griffonnière, hameau de Pirajoux. La famille de la Griffonnière possédait une chapelle dans l'église de Coligny.
  8. Une carte postale ancienne, la porte d'entrée de la maison de Guy de Branges. C'est sans doute la Porte d'entrée de la rue du Châtelet, Porte de Cuiseaux, qui a été déplacée lors d'une reconstruction de façade..
  9. Les Espagnols auraient marqué la Franche-Comté. Cette erreur perdure ! Chez nous, les Arragon ne sont pas forcément d'origine espagnole puisqu'on en trouve déjà dans la région de Salins aux environs de 1200. Leur nom est peut-être d'origine grecque: Guegonaus. La lèpre, dans les Maladières, n'a pas forcément été rapportée par les Croisés, le Bois du Soldat, sur Domsure, était déjà mentionné dans des minutes avant la Révolution, donc ne date pas de l'occupation autrichienne. Evitons de propager des rumeurs.
  10. Corneille Saint-Marc (en fait Alexandre) n'a pas assez rendu hommage aux vieilles familles nobles de Saint Amour. Le rôle important joué par les Collod de Chantemerle, les Tribillet, les Boquet (de Courbouzon), les Colombet (de Châteauvieux et les Colombet dit Collod), les du Bois (et les Colombet dit du Bois), les de Laubespin, les Guyolot, les Merle (réputés originaires de Chalamont), les Don de Hautecour et Valfin, les Maréchal (de Laubespin), les Loys (de la Griffonière) est masqué au profit de nobles ayant acheté leurs charges comme les Bernard et les Gaillard. Les de Branges et les Déglans ont également intrigué avant d'obtenir leur annoblissement. La particule ne suffit pas ! Tantum valent quantum sonant !


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