LE MARCHÉ DE SAINT-AMOUR


Le marché de Saint-Amour a lieu le samedi de chaque semaine. Les foires, le premier samedi de chaque mois, à l'exception de deux d'entre elles qui se tiennent l'une, le 2 janvier et l'autre le 2 novembre. Une fois par an, il y a un marché de nuit. Le commerce qu'on y fait, consiste en légumes, fromages et œufs de la région ou d'ailleurs, volailles rôties, quincaillerie, mercerie, étoffes, chaussures, fleurs et plantations variées.

Autrefois le marché aux bestiaux se tenait sur le champ de foires. Maquignons et paysans négociaient âprement la vente d'un animal. Les calèches, chargées de volailles remontaient l'avenue de la gare de bon matin. Ces rendez-vous ont cessé dans les années cinquante.

Ordonnance de messire Charles François de la Baume, Comte de Saint-Amour, qui détermine les jours auquels auront lieu chaque année les quatre foires établies par lettres patentes de S. M. Charles Quint du mois de Juin 1549.Ces lettres avaient été établies par Charles Quint à la demande de Philibert de la Baume, Baron de Saint-Amour.Cette Ordonnance du Comte de Saint-Amour, réglementant le Marché, a été promulguée en 1661, Jour de la fête de Saint-André

En pensant au marché de Saint-Amour, on ne peut s'empêcher d'évoquer les vers d'Albert Samain:

 

Sur la petite place au lever de l'aurore,

Le marché rit joyeux, bruyant, multicolore,

Pêle-mêle étalant sur ses tréteaux boiteux

Ses fromages, ses fruits, son miel,

ses paniers d'œufs,

Et, sur la dalle où coule une eau toujours nouvelle,

Ses poissons d'argent clair,

qu'une âpre odeur révèle.

Mylène, sa petite Alidé par la main,

Dans la foule se fraie avec peine un chemin,

S'attarde à chaque étal, va, vient, revient, s'arrête,

Aux appels trop pressants parfois tourne la tête,

Soupèse quelques fruits, marchande les primeurs,

Ou s'éloigne au milieu d'insolentes clameurs.

L'enfant la suit, heureuse; elle adore la foule,

les cris, les grognements,

le vent frais, l'eau qui coule,

L'auberge au seuil bruyant, les petits ânes gris,

Et le pavé jonché partout de verts débris.

Mylène a fait son choix de fruits et de légumes;

Elle ajoute un canard vivant aux belles plumes !

Alidé bat des mains, quand, pour la contenter,

La mère donne enfin son panier à porter.

La charge fait plier son bras, mais, déjà fière,

L'enfant part sans rien dire et se cambre en arrière,

Pendant que le canard, discordant prisonnier,

Crie et passe un bec jaune aux treilles du panier.

 

Au premier plan Michel Grebot et Madame

 

Image humoristique du Marché de Saint-Amour

Et sur la Chevalerie ?

La Chevalerie avait un joli toit en zinc.Devant les Tardif, les demoiselles Pellet, les Pradier vendaient du tissu. A cette époque, on vendait encore du tissu au mètre. Puis s'étalaient les paniers de beurre et d'œufs. Les maquignons étaient Mrs Poulain, Guillemin et Bouilloux. Tout était pesé à la bascule par le père Bernardin ! Les gens du pays mangeaient un pot au feu, une " soupe grasse " comme on disait. Tous les "montagnons" arrivaient à vendre leur viande ainsi. Le samedi était le jour du pot au feu. La bouchère, Madame Trembly, lorsque le pot au feu n'avait pas bien marché, le hachait et faisait de délicieuses boulettes avec de la sauce tomate.

On allait tous en acheter pour ne pas qu'elle perde !

Mr Bonnet (avec son âne) vendait du fil aux conscrits. C'était du gros fil pour coudre les boutons. On demandait un "gremeuillon" de fil ! (en patois).

 

Désormais le marché de Saint-Amour se tient de la place d'Armes à la Chevalerie. Historiquement, la Halle aux grains et les Boucheries se faisaient face dans l'emplacement situé au-dessous des anciennes prisons comme le montre le plan du Terrier de 1728.

Le marché aux bestiaux au Champ de foire dans les années 1900. Il a subsisté jusqu'en 1945




Saint-Amour, Janvier 2001


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