LA RUE GEORGES CLEMENCEAU


De la Place Marcel Moyse, appelée encore au XXème siécle "Place des Quatre Vents", et dans les temps plus anciens Place du Bourg jusqu'à la Place d'Armes, autrefois Place de Saint Amour:

Nous parcourons cette rue sur le côté droit puis sur le côté gauche:

 

En allant, sur le côté droit:

Une belle maison en pierre de taille "Le café de la Renaissance" avec cadran solaire, qui appartenait en 1728 à Marie Tisserand, veuve de Claude Enard Marchand, et en 1613, bien avant le Siège de Saint Amour, à Aimée Buisson 1 , veuve de Pierre Ancheman. Les Ancheman étaient une vieille famille de Cuiseaux en Bourgogne, représentée par un Notaire Royal sous Philibert de Chalon, Prince d'Orange. Pierre Ancheman avait épousé en premières noces Philiberte Faton qui possédait cette maison en 1550. Rappelons que les Faton étaient à Saint Amour des apothicaires réputés. L'arrière de cette maison était séparé et reconnu le 12 Juin 1543 par Humbert Degland. Les Degland, simples meuniers de Bresse Louhannaise, s'annobliront plus tard en devenant les Degland de Cessia. En 1613, Jeanne Degland, femme de Jean Chapuis 2, a hérité de cette portion.

Puis une maison de Gaby Fabre, peintre, avec un décalage et trottoir, était le 22 juillet 1550 la propriété de Claude Mercier le Vieux et en 1613 d'honnête Claude Frèredoux. Toutes ces familles appartenaient à la haute bourgeoisie de Saint Amour.

L'ancienne Poste de Saint Amour (PTT) était celle du chanoine Goupin et avant également des Mercier, à l'origine simples tailleurs d'habits. Essor fulgurant plus tard en devenant des notaires.

Nous tombons enfin sur la Maison Convert huissier avec devant, Rue Sainte Marie, un jardin d'hortensias.


Extrait du plan simplifié du Terrier de Saint Amour de 1613


En allant, sur le côté gauche:


Saint-Amour, Avril 2012.


NOTES

  1. Aimée Buisson, appelée aussi à cette époque Mya Buisson, épousa en secondes noces Pierre Ancheman et fut la mère de François Ancheman
  2. Jean Chappuis dit Chaumont, Bourgeois de Saint Amour et chirurgien, fils d'Aymard Chappuis.
  3. Sur le plan: Anthoine Colandat alias Boucher ainsi nommé car il avait épousé Anthoina Boucher fille de Guiot Boucher. Plus on remonte dans le temps, plus on voit apparaitre des diminutifs. Cette tradition est encore très vivante dans les familles de Saint Amour.
  4. Ce plan de 1613 est assez décousu. On y a juxtaposé plusieurs zones qualifiées de A, B, C . . . C'est ainsi qu'on voit apparaitre une zone différente située en fait près des Halles.
  5. On voit apparaître sur le plan la charrière publique . La charrière était un chemin vicinal carrossable aux charrettes, par opposition au "sentier ".


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